Oeil de paon

Bien que les feuilles de l’olivier tombent cycliquement et naturellement de l’arbre, une défoliation importante peut être un des symptômes de la présence d’un champignon parasite nommé Spilocaea oleaginum. Cette maladie fongique provoquée par le champignon est certainement la plus répandue des oliviers et se désigne “œil du paon” (ou Cycloconium) en raison des taches circulaires sur le feuillage qui ressemblent aux yeux que l’on retrouve sur les plumes des oiseaux.

Les feuilles des oliviers sont les organes de la plante qui sont les plus affectées. C’est au printemps et en automne, lorsque le climat est chaud et particulièrement humide que le risque de la propagation du champignon est le plus élevé. L’œil de paon se fait en 3 étapes distinctes :

  • Infection : Les spores du champignon vont germer et développer du mycélium qui va se proliférer de la face supérieure vers les tissus internes de la feuille en seulement quelques heures.
  • Incubation : La phase la plus visible de la maladie lorsque les tâches prennent des couleurs et jaunissent avant la possible chute des feuilles qui sont privées des effets de la photosynthèse (entre 12 et 15 jours).
  • Émissions de conidies : Le mycélium va se développer, percer la cuticule de la feuille et produire de nouvelles conidies infectieuses.

L’œil du paon est une maladie qui perturbe la photosynthèse de l’arbre et qui va l’affaiblir tout en provoquant la chute prématurée des feuilles. Une fois infecté, l’olivier va perdre en rendement et en vitalité.

Lutter contre l’œil du paon ?

Bien que cette maladie phytopathogène ne soit pas directement fatale pour les arbres infectés, elle peut nuire à la production des olives et diminuer la résistance de l’arbre qui devient plus vulnérable aux autres parasites.

Il n’existe pas de traitement curatif pour soigner les arbres contaminés, mais la propagation du champignon peut être limitée par des méthodes culturales ou préventives :

  • Maîtriser l’arrosage. Les spores du champignon se transmettent en partie par l’eau et par les éclaboussures qui entrent en contact avec le mycélium des feuilles infectées.
  • Ramasser les feuilles et les fruits malades et les brûler. Afin de freiner la propagation du champignon, il est conseillé de limiter sa prolifération par les parties mortes de l’arbre.
  • Favoriser de bonnes conditions culturales. Favoriser l’aération entre les arbres, borner l’enherbement sous les oliviers et éviter de laisser des feuillages trop denses.
  • Traiter les plantes de manières préventives. Au printemps ou à la fin de l’automne, il est possible de traiter les oliviers avec du purin de prêle, de sauge ou de tanaisie pour stimuler l’arbre et ses défenses. Si l’attaque est forte, il est aussi envisageable d’utiliser de la Bouillie bordelaise.

Si un olivier perd ses feuilles, le jardinier peut chercher les symptômes et les causes de cette défoliation. En cas de présence d’”œil de paon” sur les feuilles, des méthodes de luttes biologiques peuvent s’appliquer. La meilleure approche pour limiter le développement de parasites est de renforcer les défenses immunitaires des arbres en proposant un environnement sain pour les cultures.

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